la sobremesa[la soβɾeˈmesa]
temps passé à discuter à table après le repas
Une habitude espagnole qui n’a pas de mot en français.
Después de comer, nos quedamos de sobremesa.
Après le repas, nous sommes restés à table à discuter.
estrenar[estɾeˈnaɾ]
étrenner, utiliser pour la première fois
el estreno, c’est aussi la première d’un film ou d’une pièce. Le français a un cousin, étrenner.
Hoy estreno zapatos.
Aujourd’hui, j’étrenne des chaussures.
la añoranza[la aɲoˈɾanθa]
nostalgie de ce qui nous manque
Plus douce que la tristesse, plus chaleureuse qu’un simple souvenir.
Siento añoranza por mi pueblo.
Mon village me manque.
el anhelo[el aˈnelo]
désir ardent, aspiration
Un mot de poèmes et de chansons.
Tenía un gran anhelo de libertad.
Il avait une grande soif de liberté.
la morriña[la moˈriɲa]
mal du pays, surtout chez les Galiciens
Emprunté au galicien, la langue du nord-ouest de l’Espagne.
Lejos de Galicia, sentía morriña.
Loin de la Galice, il avait le mal du pays.
friolero[fɾjoˈleɾo]
frileux
Le français a frileux ; l’anglais, lui, a besoin de toute une phrase.
Soy muy friolero.
Je suis très frileux.
la vergüenza ajena[la βeɾˈɣwenθa aˈxena]
gêne ressentie pour quelqu’un d’autre
Littéralement la honte d’autrui ; on parle aussi de honte par procuration.
Sentí vergüenza ajena al verlo cantar.
J’ai eu honte pour lui en l’entendant chanter.
la ilusión[la iluˈsjon]
joie impatiente, enthousiasme
Ce n’est pas une illusion : me hace ilusión veut dire j’ai hâte.
Me hace mucha ilusión verte.
J’ai vraiment hâte de te voir.
la querencia[la keˈɾenθja]
lieu où l’on se sent chez soi
Vient de la tauromachie, où c’est l’endroit où le taureau revient sans cesse.
Todos tenemos querencia por algún lugar.
Nous avons tous un endroit où nous nous sentons chez nous.
el duende[el ˈdwende]
magie de l’art ; lutin
Le poète Federico García Lorca en a fait l’âme du flamenco.
Su manera de bailar tiene duende.
Sa façon de danser a du duende.